beat sterchi



Une pièce de théâtre de Beat Sterchi


Traduction française: Antoine Jaccoud


Personnages : au moins quatre.

Je m’habille et je me prépare.

La destination est claire, c’est le Cervin. Mais le voyage se fera, pour l’essentiel, sur le dos de la langue et des mots. L’identité des participants restera floue, labile. Ces excursionnistes forment un ensemble indiscipliné. Ils partent dans toutes les directions, changent d’avis comme on change de chemise. Et échangent leurs rôles avec la même légèreté.

Les téléphones portables ont ici fonction importante. Ils circulent allégrement d’un personnage à l’autre.

Ceux-ci d’ailleurs sont tous beaux. Mais tout est beau, ici! Et ils ont du style. Mais tout a du style, ici!

L’important, enfin, n’est pas dans ce qui se dit, il est dans l’acte même de dire.

Zermatt nous a fait du bien à tous un jour ou l’autre.



Indications

Quatre comédiens et quatre comédiennes au moins sont requis. Mais on peut aussi remplir le plateau jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de place.  Les acteurs n’empoignent que les répliques dont ils pensent pouvoir faire quelque chose de bien, et ne sont pas forcés de prêter une attention aigue aux autres phrases. Celles-ci peuvent être d’ailleurs répétées à volonté. On peut chanter aussi.  Une claire distinction entre les phrases qui relèvent du dialogue entre les personnages et celles qui sont dévolues aux conversations téléphoniques est importante au début seulement. Gestuelle et mimique suffisent à faire la différence. 




1. Le temps de l’espérance

Très vite, tout très vite. …Toutes les répliques se chevauchent.  Tout le monde se pique sa phrase. Tout le monde parle dans le même rythme frénétique. Les portables sonnent. Leurs sonneries et les bruits divers produits par ces machines forment l’arrière-plan sonore.



Chéri !
Jean-Charles!
Jean-Pierre!
Bernard!
Mon chéri !
Bonjour Anne-Laure !
Bonjour! Salut !
Il nous faut du pain !
Chéri, est-ce que tu pourrais nous trouver encore un peu de pain ?
Jean-Pierre, il nous faut du pain !
Bernard! Du pain !
Et André.
Et André.
Et André.
Donne-nous aujourd’hui notre pain quotidien.
Chéri, ce que je voulais encore te dire.
Chéri, pour que je ne l’oublie pas.
Chéri.
Mon trésor.
Mon chouchou.
Mon chou.
Mon chouchou.
Sabine, n’oublie pas le pain !
Mais je ne mange pas de pain.
Prends un kilo de pain, s’il te plaît.
Nous autres, nous mangeons du pain à chaque repas
Il faut du pain sur chaque table.
J’adore le pain.
Moi je n’aime que le pain blanc.
Il vous reste du pain ?
Il vous reste  du pain aux noix ?
Est-ce qu’il vous reste du pain de seigle?
Vous avez encore du pain valaisan ?
Elle vient d’aller chercher le pain.
Le pain est sur l’étagère.
Sur l’étagère, il y a le pain.
A Zermatt, nous achetons toujours du pain de seigle.
J’appelle le boulanger.
Nos enfants ne mangent pas de pain.
Leurs enfants ne mangent pas de pain non plus.
Voulez-vous encore une livre de pain ?
Vous me passez le pain ?
Elle appelle la boulangerie.
Pouvez-vous me passer le pain ?
Est-ce que je pourrais ?
Pourrais-je avoir encore un peu de pain ?
Le pain !
Nos enfants ne mangent que la mie.
Je vais vite aller chercher du pain.
Veux-tu prendre du pain ?
Elle a appelé  la boulangerie.
Qui voudrait encore prendre  un peu de pain?
Où est le pain ?
Et André.
Quelqu’un a vu le pain ?
Le pain s’il vous plaît !
Qu’est-ce qu’on fait avec tout ce pain ?
Cela commence à s’accumuler dans la panière.
Vous êtes encore en train de faire les commissions ?
Ils sont encore en train de faire les commissions.
Nous sommes justement en train de faire les commissions.
Nous partons à l’instant.
Je sors de la douche.
Qui s’est occupé du pain aujourd’hui?
Il y a un instant elle était encore sous la douche.
Tu leur a dit que j’étais encore sous la douche ?
Nous ne sommes pas encore partis non plus.
Le pain qui est resté dans la panière est tout sec.
Du pain c’est toujours du pain.
Pain dur n’est jamais dur, mais pas de pain, ça c’est dur.
Maintenant dépêchez vous avec le pain !
Vous pouvez vous dépêcher un peu.
Quelqu’un est retourné chercher du pain.
Je m’habille et je me prépare.
J’attends là.
On va se dépêcher.
Nous mangeons encore rapidement un bout de pain.
Avant de partir, mangeons encore un bout de pain.
Encore un bout de pain, s’il vous plaît !
Il faut faire nos sacs.
Il faut y aller.
Voilà que j’ai oublié le pain.
Ils ont oublié d’acheter du pain.
C’est bien que tu aies acheté du pain.
Qui a oublié le pain ?
Il faut vraiment qu’on se mette en route maintenant.
Mais nous ne mangeons pas de pain.
Nous partons maintenant pour Zermatt.
Nous partons aussi à Zermatt.
Nous ne partons jamais sans pain à Zermatt.
Entre Noël et Nouvel An, nous allons toujours à Zermatt.
Qui va à Zermatt ?
C’est à cause d’hier.
Je vais aussi à Zermatt.
Une fois par an nous allons à Zermatt.
Nous n’allons à Zermatt qu’en hiver.
A cause d’hier, il fallait que je parle avec lui.
Je retourne tout le temps à Zermatt.
J’ai aussi été à Zermatt.
Quelqu’un ici n’est-il jamais allé à Zermatt ?
Maintenant il va de plus en plus souvent à Zermatt.
J’apprécie Zermatt.
Nous passons  au minimum un  mois à Zermatt.
Nous partons à l’instant
Nous partons à Zermatt.
Elle n’est jamais allée à Zermatt.
Demain nous allons aussi à Zermatt.
Nous allons à Zermatt.
Vous devriez aller plus souvent à Zermatt.
Nous devrions tous aller plus souvent à Zermatt.
La clé.
Les clés.
Aller à Zermatt nous fait du bien.
Zermatt est un endroit magnifique.
Quelqu’un a vu mes clés ?
Où sont mes clés de voiture ?
Où sont restées mes clés ?
Voici les clés de la boîte aux lettres.
Où est resté le pain ?
Je rappelle.
J’ai  besoin de mes clés.
Sans clé, je ne pars pas à Zermatt.
Je ne peux quand même partir à Zermatt sans clés.
Le pain était ici à l’instant.
Il rappelle.
Sans clés, on ne peut pas partir à Zermatt ?
Mes clés.
Ses clés.
Sans pain, on ne part pas à Zermatt.
J’ai besoin de mes clés pour aller à Zermatt.
Il faut y aller.
Et André.
Il faut y aller maintenant.
On devrait être en route depuis longtemps
Nous serons les premiers.
Nous serons les derniers.
Vous êtes les derniers.
Nous sommes  les premiers.
Nous sommes déjà en route.
Vous devriez y aller.
Ils devraient y aller maintenant.
Ils devraient y aller maintenant.
Ils devraient vraiment y aller, maintenant. 
Nous sommes toujours les derniers.
S’ils ne partent pas tout de suite, nous on part.
Nous partons à l’instant.
Nous devons être à Zermatt aujourd’hui encore.
Il ira à Zermatt par ses propres moyens.
Nous partons à l’instant.
Nous partons très souvent. 
Ils sont toujours partis.
Nous allons toujours à Zermatt avec un immense plaisir.
Zermatt n’est pas la porte à côté.
Nous partons.
Il prendra la route aussitôt qu’il aura ses clés.
Il  a perdu ses clés.
Nous n’avons pas perdu nos clés.
Ils sont déjà en route.
Ils sont déjà en route.



2. Le temps du départ

Les comédien-N_es composent des couples changeants ou forment des petits groupes. A l’intérieur des groupes aussi, les téléphones restent actifs. 


Il conduit.
Elle va avec.
Il conduit.
Elle va avec. 
Il conduit. 
Elle va avec. 
Tu vas à nouveau avec.
Je l’accompagne de nouveau.
Elle part encore une fois avec.
Tu es de nouveau parti avec.
Je l’accompagne encore une fois.
Elle part une fois encore avec.
Il conduit de façon sûre.
Il est loin.
Pratiquement, il est déjà loin.
Ils roulent vite.
Ils roulent chaque année un peu plus vite.
Ils roulent toujours vite quand ils vont à Zermatt.
Zermatt est loin.
Elle part avec.
Elle part avec.
Elle part avec.
Ca sonne.
Ca a sonné.
C’est le mien qui sonne.
C’est le sien qui sonne.
Il n’y a personne  qui répond.
Et André ?
Il a débranché son portable.
Personne ne répond.
Cela sonne.
Mon téléphone sonne.
Son téléphone sonne.
Ton téléphone sonne.
Simplement, ne pas oublier Zermatt.
C’était le sien qui a sonné.
Le mien n’a pas sonné avant.
Le mien non plus.
Nous allons à Zermatt avec notre propre véhicule.
Est-ce qu’on a pris la surprise avec ?
Nous avons la surprise avec nous.
L’an dernier nous avons aussi utilisé notre propre véhicule.
L’année dernière nous avions aussi une surprise.
L’année prochaine nous n’irons plus à Zermatt avec notre propre véhicule.
Je vais volontiers à Zermatt avec mon propre véhicule.
Je préfère y aller  avec mon véhicule.
Elle est toujours partante pour une surprise.
Nous avons une bonne voiture.
Nous avons aussi une bonne voiture.
Du moment qu’on a une voiture, mieux vaut en avoir une bonne.
Tout le monde n’a pas une voiture à soi.
J’ai besoin de ma voiture.
Ils ont de nouveau une voiture neuve.
J’ai aussi une voiture neuve.
Quelqu’un d’autre a une nouvelle voiture ?
Il conduit.
Il ne conduit que des belles voitures.
Il conduit bien.
Elle conduit bien aussi.
Elle a toujours bien roulé jusqu’à Zermatt.
Elle prend aussi volontiers le volant.
Il a aussi une voiture.
J’ai beaucoup de plaisir à rouler en voiture.
Elle ne conduit plus depuis longtemps.
Je voudrais aussi apprendre.
Nous avons toujours bien aimé aller à Zermatt en voiture.
Si tout va bien.
Merde !
je l’ai vu arriver.
Elle l’a vu arriver.
Merde !
Je l’ai vu venir.
Elle l’a vu venir.
Nous l’avons vu venir.
Je le savais.
Il l’a toujours su.
Nous sommes pris dans un bouchon.
Merde !
Nous sommes coincés dans un bouchon.
Tu es coincé dans un bouchon ?
Nous avons toujours eu des autos rapides.
Je le sentais venir.
Comment peut-on s’enfiler dans un bouchon pareil.
Merde !
Qui peut se fourrer dans un bouchon pareil ?
On s’est laissé prendre dans un énorme bouchon.
Notre voiture.
Oui, notre voiture.
Une voiture comme ça.
Votre voiture.
Sa nouvelle voiture.


Elle conduit vraiment bien.
C’est ce qu’il dit.
Je le sais.
Ca tu ne le  penses  pas sérieusement.
Tu as toujours bien conduit.
J’ai toujours bien conduit.
Tu as toujours conduit de façon merveilleuse.
J’ai conduit à contre-cœur.
Tu as toujours conduit de façon irréprochable.
Je préfèrerais ne pas conduire.
Cela t’a fait du bien de conduire toi-même.
Tu voulais que je conduise.
Chacun doit conduire une fois.
Je préférais ne pas conduire.
Tu ne vois pas que je conduis.
Et je suis venue avec.

Au fond, j’admire votre façon de conduire.
Nous conduisons toujours très prudemment en allant à Zermatt.
Zermatt est en hauteur.
Il peut arriver  quelque chose sur la route de Zermatt.
On est toujours plus vite à Zermatt en voiture.
On a de la place dans la voiture.
Le coffre pour les enfants.
Les chaussures.
Quelque chose de doux.
On peut se mettre à l’aise.
Je dois conduire.
Et André.
Quelque chose à grignoter?
Dans la voiture, on est ensemble.
Dans la voiture, on est au chaud.
Je roule volontiers en voiture.
Je ne pars jamais sans chocolat.
Quelqu’un a un chewing-gum par ici ?
J’aimerais encore nettoyer mes lunettes.
Ils prennent  toujours du chewing-gum.
Ils ont toujours du chewing-gum avec eux.
Je pars toujours les mains vides.
Elle part toujours les mains vides.
Elle ne part jamais à Zermatt sans prendre du pain.
Ce sont les clés.
Et l’eau ?
Déjà l’an dernier, il a perdu ses clés.
Les clés sont réapparues.
Il a retrouvé ses clés.
Hého! Nous avons retrouvé les clés.
Nous pouvons y aller.
J’ai bu encore un verre de lait.
L’eau est dans le coffre.
On y va.
Vous êtes déjà partis.
Voici les clés de la voiture.
Nous avons besoin des clés de la voiture.
Sans les clés de la voiture, on ne peut pas partir.
On ne va pas à Zermatt sans les clés.
Sans clé, vous ne pouvez pas partir.
A Zermatt aussi nous avons besoin de nos clés.
Et de pain.
Le pain nous l’avons.
La clé, on ne l’ a pas.
La clé, on l’a retrouvée.
Il l’a cherchée.
Elle l’a trouvée.

Mais tu as oublié le pain.
Tu n’as pas mis les gants dans le sac.
Tu n’as pas nourri le chat.
Tu devais encore te doucher.
Tu t’es encore levé trop tard.
Tu as laissé le lait déborder.
Tu as encore lu le journal.
Tu voulais absolument faire encore la vaisselle.
Tu devais encore aller au bancomat.
Tu devais encore aller aux toilettes.
Tu étais encore au téléphone.
Tu as fait incroyablement long.
Tu as perdu les clés.

Il doit toujours aller aux toilettes au moment de partir.
Nous sommes contents de pouvoir partir.
Je suis content qu’il ait retrouvé la clé.
J’appelle depuis la route.
Elle est contente à cause des clés.
Il appelle au moment où on part.
Nous devons y aller.
C’est le dernier moment pour partir.
Nous attendons.
Il faut que j’aille aux toilettes, moi aussi.
Il s’annoncera.
Vous devez encore attendre.
Nous roulons.
On y va, on roule, c’est parti. Nous sommes en route  pour Zermatt !
Il devait aussi aller encore aux toilettes.
Aussi long, on ne fera plus jamais.
Aussi long, on n’avait encore jamais fait.
Nous avons de nouveau fait très long.
Plus jamais.
Moi, plus jamais.
Je n’ai jamais fait aussi long.
Tu ne fais jamais très long.
Elle a fait la valise pendant une heure.
Maintenant on est bloqués.
Maintenant on est bloqués dans un bouchon.
Maintenant il s’est fourré dans un embouteillage.
Il n’a pas de patience.
Je pensais qu’on y arriverait plus.
Enfin.
Direction Zermatt.
La route est étroite.
Moi
Pourquoi il ne roule pas ?
Tout à l’heure, nous avons encore cherché ses clés.
Maintenant ça roule bien.
Je n’ai pas de mouchoir.
Maintenant, ça démarre.
Maintenant, ils ont démarré.
Maintenant, ils sont en route.
Ils ont mis la ceinture.
Elle se concentre sur la route.
Nous nous attachons toujours.
Jean-Pierre vient aussi avec.
Jean-Jacques vient plus tard.
Tout le monde est en  route.
On roule.
On roule.
On roule.
On roule derrière eux.
Ils roulent derrière nous.
Maintenant ils avancent.
Nous sommes tous sur l’autoroute.
Nous vous dépassons bientôt.
Nous sommes arrêtés.
Si vous ne faites pas attention, on va vous rattraper.
Nous sommes toujours arrêtés.
Nous sommes arrêtés.
Nous sommes arrêtés.
Nous sommes dans le bouchon.
Ils sont dans le bouchon.
Ils sont bloqués.
Coucou Anne-Laure !
Coucou Sabine !
Ils n’avancent plus d’un pas.
Nous, on roule.
Je roule comme d’habitude.
Il roule.
Je roule.
Tu conduis toujours avec doigté.
Je dépasse.
Ils sont bloqués dans le bouchon.
Ils sont bien bloqués.
Nous sommes bloqués.
Nous sommes bloqués en plein milieu.
Nous sommes bloqués jusqu’au cou dans le bouchon.
On est en plein milieu.
Ils ne peuvent plus sortir.
Nous ne pouvons absolument pas avancer.
Nous vous attendons.
Nous sommes les derniers.
Vous n’êtes pas les derniers.
Il ralentit son allure.
Vous allez nous rattraper.
Sur l’autoroute, on va vous rattraper.
On a déjà vu la route de Zermatt en meilleure condition.
Attention sur la route !
Heureusement que tu as trouvé la clé.
Nous roulons.
Nous roulons.
Nous roulons.
Nous roulons.
Nous roulons.
C’est encore loin ?
Quand est-ce qu’on s’arrête?
J’aimerais boire quelque chose.
Je m’ennuie.
J’ai envie de vomir.
Elle n’est pas bien.
Moi aussi je m’ennuie.
Je m’ennuie depuis un moment.
Je me sens pas bien.
Je ne peux pas m’arrêter.
Il s’arrêtera aussitôt dès qu’il pourra.
Il ne peut pas s’arrêter ici.
Je me sens mal.
J’aimerais qu’on arrive enfin à Zermatt.
J’avais oublié comme c’est loin, Zermatt.
Combien de temps il faut jusqu’à Zermatt ?
On est arrivés?
Quand arrivons-nous ?
Est-ce que je dois encore m’arrêter ?
C’est long jusqu’à ce qu’on arrive.
C’est long.
C’est déjà Zermatt ?
Elle n’était pas bien.
Quand est-ce qu’on sera enfin à Zermatt ?
C’est long.
On roule.
On roule.
Ou roule.
On roule.
Vous roulez.
Vous roulez et nous, on est bloqués.
Nous sommes bloqués.
Nous sommes bloqués depuis un bon moment.
Heureusement qu’on vous a rattrapé sur l’autoroute.
Sur l’autoroute, tu as roulé vite.
On s’est dépêchés.
Nous sommes bientôt arrivés.
Sur l’autoroute, ils ont bien rattrapés.
Il a oublié les clés.
Jusqu’à Zermatt, il y a encore un bon bout.
Il conduit.
Il roule bien.
Je roule.
Nous sommes en route.
Ce n’est pas la première fois qu’il va à  Zermatt.
Ils sont allés souvent à Zermatt déjà.
Je séjourne volontiers à Zermatt.
Zermatt.
Nous roulons.
Nous y sommes bientôt.
Nous aussi.
Nous sommes les premiers.
On vous rattrape.
On va se voir.
On se retrouve à Zermatt.
C’est beau, Zermatt.
Je me réjouis d’être à Zermatt.



3. Le temps des changements

Enfin.
A Zermatt.
Il a bien roulé.
Nous avons bien roulé.
Nous y sommes déjà.
Vous êtes déjà à Zermatt ?
Nous arrivons aussi à Zermatt.
Comment est le temps à Zermatt ?
Je me suis tellement réjoui de ce moment.
Ils se sont réjouis de ce moment toute la semaine.
On va y être tout de suite.

J’appelle.
J’appelle à cause d’hier.
J’appelle à cause de demain.
Je fais signe.
Tu fais signe.
On se rappelle.
Je donne de mes nouvelles.
Tu donnes de tes nouvelles.

On va encore un bout à pied.
On a déjà été un bout à pied.
Ce n’est plus loin du tout jusqu’à Zermatt.
Faisons encore un bout à pied.
Nous ne sommes plus dans l’embouteillage.
L’embouteillage s’est vite résorbé.
Ils ne sont plus dans le bouchon.
Vous n’êtes plus bloqués.
Les enfants vont bien.
C’est bien que vous  arriviez bientôt.
On fait toujours encore un bout à pied.
Cela fait du bien de faire un bout à pied en arrivant à Zermatt.
J’ai justement parlé avec Jean-Jacques.
Nous allons tous encore un bout à pied.
J’’aimerais plutôt éviter ce bout à pied.
A Zermatt, on se déplace à pied.
A Zermatt, tout le monde va à pied.
Sinon je vais volontiers un bout à pied.
Elle est aussi venue l’année passée.
Je vais encore un bout à pied.
Sabine vient aussi avec.
Nous venons tous.
Bernard vient aussi avec.
Anne-Laure vient avec.
Nous allons encore un bout à pied.
J’aimerais mieux ne pas encore avoir à faire un bout à pied.
Vous irez tous à pied.
Je vais aller un bout à pied.
A Zermatt. on peut bien faire un bout à pied.
J’ai envie de prendre un bon bol d’air.
Respirer.
On respire toujours bien à Zermatt.
Respirer.
Il ne respire vraiment bien qu’à Zermatt.
Elle voudrait elle aussi prendre un bon bol d’air.
Respirer.
A la maison, tout est en ordre.
Pierre-André  n’est toujours pas parti.
L’air à Zermatt est différent.
A Zermatt, on respire tout simplement mieux.
On ne respire nulle part comme à Zermatt.
As-tu pensé à une surprise ?
Tu voulais t’occuper de faire une surprise
Je me suis occupé l’année passé de la surprise.
Quelqu’un doit s’en occuper.
Tu avais dit que tu t’en occuperais une fois, toi aussi.
C’est toujours moi qui doit m’occuper de la surprise.
Je peux aussi m’occuper de la surprise.
Tu ne t’es encore jamais occupé de la surprise.
Je me suis encore occupé de la surprise cette fois-ci.
S’il n’y avait pas eu ce problème de bouchon.
Il faut que je m’occupe de la surprise.
Il faut que quelqu’un s’occupe de la surprise.
A Zermatt, il y a toujours une surprise.
Quelqu’un doit s’en occuper.
A Zermatt on se ressource.
A Zermatt on récupère.
A Zermatt on fait le plein d’oxygène.
Je m’occuperai aussi une fois de la surprise.
Zermatt lui fait simplement du bien.
Zermatt m’a aussi fait du bien.
Zermatt nous fait du bien à tous.
Un peu de Zermatt.
A Zermatt nous prenons des bols d’air.
A Zermatt nous venons ensemble.
Elle s’est tellement réjouie.
Ici on peut de nouveau respirer.

Je n’y vais pas non plus.
Tu n’y vas pas.
J’ai été un bout à pied.
Tu voulais aller avec nous.
J’ai déjà pris un bol d’air.
Je voulais aller avec Toi.
Demain je viendrai avec.
Demain je ne viendrai peut-être pas.
C’est dommage que Tu ne viennes pas avec.
Moi je suis toujours venu avec.

Elle voudrait plutôt ne pas venir aujourd’hui
Demain. elle peut de nouveau venir avec.
Demain elle vient de nouveau avec.
Demain nous irons tous ensemble.
Demain, elle peut venir avec.
Et André.
Ah, cet air !
Cette fraîcheur !
La neige !
Le ciel bleu.
L’odeur de la neige.
Les montagnes.
Les Alpes.
Zermatt !
Nous sommes à Zermatt.

4.Le temps de la fuite. 

On veut y aller?
On y va ?
Nous pourrions maintenant commencer l’escapade.
Nous pourrions nous mettre en route.
Je partirais volontiers maintenant.
Jean-Jacques doit être en route à l’heure qu’il est.
Jean-Jacques roule toujours trop vite.
Je lui dis toujours: ne roule pas si vite, Jean-Jacques.
La route de Zermatt n’est pas sans dangers.
Ne devrions-nous pas commencer l’escapade?
C’est le moment !
C’est bien que vous vous soyez dépêché sur l’autoroute.
On démarre ?
Nous devons encore acheter des cigarettes sur le chemin.
Ils se sont arrêtés en route.
Ils doivent encore s’occuper de la surprise.
Jean-Jacques doit être en route à l’heure qu’il est.
La route de Zermatt n’est pas sans danger.
C’est le moment !
Maintenant.
On avait dit qu’il fallait encore s’occuper des cigarettes.
Allons-y déjà un bout à pied maintenant.
Tu as l’air bien.
Maintenant on va tous un petit bout à travers le village.
Maintenant on va acheter du pain.
On a du pain.
A Zermatt on achète toujours du pain.
A Zermatt on achète toujours du pain aux noix.
Alors !
Le moment est venu maintenant.
Allons-y.
C’est bien d’être de nouveau ici.
Allons-y.
En route, mesdames et messieurs.
On va encore un bout à pied.
Je n’ai pas la surprise avec moi.
La surprise est prévue pour demain.
La surprise se fait toujours le deuxième jour.
Aujourd’hui pas de surprise.
Quand il le faut, je fais aussi un bout à pied.
Le moment est venu.
Doucement, pas si vite.
Il n’a pas besoin de se dépêcher.
A Zermatt, on n’a pas besoin de se dépêcher.
On attend encore.
Personne n’a besoin de se dépêcher.
On y va.
On y va aussi.
Hého! Hého! Sabine, attends un peu !
Ils partent déjà.
Ils sont déjà loin.
Je veux venir avec.
Coucou Anne-Laure !
Quelqu’un veut se joindre à nous.
Ils vont seulement jusqu’au Alpenblick.
Ils vont jusqu’à notre terrasse.
L’Alpenblick est notre terrasse.
J’ai entendu que tu veux t’occuper de la surprise l’année prochaine.
A Zermatt, nous avons nos coins.
Nous connaissons les bons coins.
Nous sommes assis sur notre terrasse.
Nous retrouvons nos lieux de prédilection.
On y va.
On y va.
On y va.
On y va tranquillement.
On est partis.
Ils sont partis.
Ils sont déjà loin.
J’y vais aussi.
On respire.
En route.
Je vais toujours volontiers jusque là.
C’est beau de venir jusque là.
C’est bien que tu viennes un bout avec.
Direction Zermatt.
Je porte mon nouveau chapeau.
On s’assied au soleil.
Nous étendons les jambes.
Nous respirons à fond.
On mange du pain aux noix.
On bronze.
On devient beau.
On bronze et on se fait du bien.
A Zermatt, on se refait une beauté.
A Zermatt nous retournons toujours dans les coins les plus sympas.
Assis sur notre terrasse.
A Zermatt, il y a tellement de coins sympas.
Vous connaissez donc tous les beaux coins de Zermatt.
Vous voulez vraiment encore manger quelque chose ?

Nous n’avons pas faim.
Tu as dit que tu avais faim.
J’ai toujours faim.
Je n’ai jamais faim.
A Zermatt, je retrouve l’appétit.
A Zermatt, on a faim.
Même à Zermatt,  je n’ai pas faim.
Je mange tout le pain.

Je sais parfaitement où on mange le mieux à Zermatt.
Moi aussi je sais où on mange bien  à Zermatt.
A Zermatt, on peut très bien manger.
Ils savent où on mange bien à Zermatt.
Encore une bouteille.
C’est bien que j’ai pris une écharpe avec moi.
Moi aussi j’ai mis un pull-over plus chaud.
Mes nouvelles chaussures se révèlent décidément excellentes.
J’ai un chapeau pour toi dans mes affaires.
Nous commandons encore une bouteille.
Tu bois de l’eau.
Il boit toujours de l’eau.
S’il vous plaît encore une bouteille.
Avec le vin, le pain passe bien.
Je vais beaucoup mieux.
Comme c’est bien que nous soyons aussi revenus cette année.
Nous avons justement commandé une autre bouteille.
Ils ont justement commandé encore une bouteille.
Je ne l’aurais pas supporté plus longtemps.
C’est beau ici.
On se sent bien ici.
On savoure.
Nous aussi nous savourons.
Vous savourez aussi.
Nous savourons.
Il fait frais dehors.
Nous savourons tous.
Les enfants vont bien.
Ce n’est pas le coin fumeurs ici.
Nous nous asseyons toujours dehors.
Le soleil.
Tout le monde  regarde les sommets.
Les sommets sont splendides.
Quelqu’un a vu la montgolfière ?
Vous avez vu le Cervin ?
Le Cervin est magnifique.
Est-ce qu’il faut absolument que vous fumiez ici ?
C’est la lumière.
Le vin.
Le pain.
Le pain est bon.
Je commande du pain.
La fumée dérange.
A Zermatt, je laisse s’exprimer ma veine romantique.
A Zermatt, je me donne toujours du bon temps.
C’est l’altitude, c’est l’air.
Le Cervin.
La fumée dérange.
Faut-il absolument que l’on fume ici ?
Est-ce vraiment nécessaire?
Nous sommes assis sur la terrasse.
Je m’allume encore une petite cigarette.
Maintenant elle s’allume aussi une cigarette.
La fumée dérange.

Devez-vous vraiment fumer comme un pompier ici ?
Je ne me sens pas concerné.
Ne voyez-vous pas que nous sommes littéralement assis dans une cheminée ici ?
Je ne crois pas que nous nous connaissions.
Mais je crois que vous fumez sans arrêt.
Je ne crois pas que ça les regarde.
La fumée dérange.

Il ne pense pas que cela nous regarde.

Je ne crois pas non plus que ce soit leurs affaires.

Je peux leur dire en quoi cela me regarde.
Mais vous n’en avez rien à faire.
Bien sûr que si.
Cela ne les regarde pas.
Il faut que je le dise.
Mais cessez enfin.
Maintenant c’est assez.
Je vous avertis.
Vous n’avez pas besoin de crier.

Nous ne croyons pas vous avoir demandé votre avis.
Vous n’avez pas besoin de vous en mêler.
Je ne crois pas que vous soyez qualifié pour me donner des ordres.
Mais pour qui ils se prennent.

Ils n’ont pas le droit de dire que ça les regarde ce que je fais ici.
Arrêtez donc !
Vous n’avez pas à me donner des ordres.
Nous n’avons pas à nous justifier.
Arrêtons.
N’approchez pas.
Allez vous en.

Cela ne le concerne en rien.
Personne ici n’a d’ordres à recevoir.
Cela n’a aucun sens.
Partons, c’est mieux.
Je viens aussi.
Ils partent déjà.
Espèce de con.
Ils vont déjà un bout.
Ils vont jusqu’au chemin de croix.
A moi, on ne donne plus d’ordres depuis longtemps.
Un con pareil.
Je ne vais pas à Zermatt pour qu’on me donne des ordres.
Je ne leur ai pas donné d’ordres.
Il ne leur a vraiment pas donné d’ordres.
Sale con.
Qu’est-ce qui lui prend de donner des ordres. 
Nous ne donnons des ordres à personne.
Il croit qu’on veut lui donner des ordres.
Vous avez peut-être une opinion.
Je ne leur souffle pas la fumée dans la figure.
Vous.
Et vous.
Oui, vous !
Exactement vous.
Vous !
Vous !
Est-ce qu’ils vont arrêter enfin ?
Vous !
Toi !
Toi !
Arrêtez s’il vous plaît.
Qu’est-ce que vous croyez !
Ils continuent.
Comment pouvez-vous oser ?
Comment pouvez-vous avoir un culot pareil?
Vous pourriez pour une fois vous comporter en homme.
Ils se lèvent.
Ils se sont levés aussi.
Vous pourriez une fois vous occuper de vos affaires ?
Mais.
Le Cervin est magnifique.
Les montagnes sont superbes.
Le Cervin est vraiment magnifique.
Le Cervin est splendide.
Nous voyons le Cervin.
D’ici on voit parfaitement bien le Cervin.
Nous voyons le Cervin.
Le Cervin est magnifique.


5. Le temps de la pause

Demain, je prends mon appareil.
Je ferai aussi quelques photos demain.
Demain, on fait des photos.
Je ferais volontiers aussi un peu de photos demain.
Je n’ai plus fait de photos depuis longtemps.
Nous avons vu une montgolfière.
Demain nous prenons tous notre appareil.
J’ai oublié mon  appareil.
Faisons tous de belles photos demain.
Demain je m’occupe de la surprise.
Il fait toujours de très beaux clichés.
Pierre-André fait aussi de belles photos.
Pierre-André n’est pas encore là.
Pierre-André vient toujours.
Pierre-André a dit qu’il venait.
Quand Pierre-André dit qu’il vient, il vient.
Pierre-André est toujours venu.
On n’a pas de nouvelles de Pierre-André.
Tu as des nouvelles de Pierre-André ?
Allons-y.
Nous poussons jusqu’au chemin de croix.
Nous marchons encore jusqu’à notre chemin de croix.
Le chemin de croix.
Elle voit déjà le chemin de croix.
Ils y vont.
Quelqu’un a commandé de l’eau ?
Nous avons commandé de l’eau.
Je me demandais qui avait pu commander de l’eau.
André ne boit pas d’eau sans gaz.
Je ne bois jamais d’eau gazeuse.
Je ne supporte pas l’eau gazeuse.
Il ne boit pas d’eau plate.
Moi de temps à autre, je bois un verre d’eau gazeuse.
Ils ont déjà payé.
Nous n’avons pas encore payé.
Vous devez encore payer.
On paye tout de suite.
Ici aussi on ne cuisine qu’à l’eau.
Je ne m’assieds pas volontiers dans la fumée.
Vous avez commandé de l’eau ?
Il a déjà payé.
Je dois encore payer.
Ils sont déjà allés au chemin de croix.
L’année passée, nous avons aussi été au chemin de croix.
Le chemin de croix !
Nous allons toujours au chemin de croix le premier jour.
C’est bien que je sois resté dans ma chambre.
Nous n’allons jamais plus loin que le chemin de croix.
Le chemin de croix est l’un de nos coins favoris.
Le chemin de croix.
Le chemin est sec.
J’ai déjà regardé à l’intérieur.
Elle regarde toujours à l’intérieur.
J’allumerais bien les bougies.
As-tu vu la mère de Dieu ?
J’ai vu la mère de Dieu.
La mère de Dieu.
La vierge Marie.
Nous avons vu la mère de Dieu.
Ils regardent droit vers le chemin de croix.
Ils sont très économes avec l’eau.
L’eau bénite est gelée.
L’eau bénite doit être gelée.
L’eau bénite est toujours gelée.
L’eau bénite ne gèle jamais.
L’eau bénite est gelée.
L’eau bénite ne gèle jamais.
Je ne sais pas ce que c’est qu’ une eau bénite.
Je ne me suis encore jamais vraiment intéressé à la chose.
L’eau bénite.
L’eau bénite ne nous intéresse pas vraiment.
Ils ne se sont jamais vraiment passionnés pour l’eau bénite.
De l’eau qui gèle.
De la simple eau.
L’eau doit venir de là.
As-tu parlé avec eux?
Il a parlé avec eux.
Sans eau, rien n’est possible.
De l’eau bénite et de l’eau normale.
L’eau est toujours un peu  bénite quelque part.
L’eau est le plus important de tous les dons de Dieu.
J’ai parlé avec les enfants.
L’eau c’est de l’eau.
L’eau est faite pour se laver.
L’eau est bonne pour la santé.
Il en a justement parlé avec les enfants.
Sans eau, il n’y a rien.
Une bonne eau vaut tout l’or du monde.
Nous ne pourrions pas vivre sans eau.
Ils ne peuvent pas nous enlever l’eau.
Nous aussi avons un droit sur l’eau.
L’eau a toujours été un problème délicat.
Je ne voudrais plus avoir encore à entendre ces histoires de flotte.
Assez avec l’eau.
L’eau est un des quatre éléments fondamentaux.
Chez nous, on économise l’eau.
Est-ce de l’eau potable ?
L’eau est précieuse.
L’eau est doublement précieuse.
Nous aussi, nous économisions l’eau.
Avec l’eau, tout le monde est économe.
Avec l’eau, il faut être économe.
Vous devriez penser à l’eau pour l’année prochaine.
L’eau bénite ne gèle pas.
On voit que l’eau est gelée.
Dans cette glacière.
La mère de Dieu.
As-tu vu la mère de Dieu ?
Les fleurs.
J’ai vu aussi les fleurs.
La croix.
Je vais encore un bout plus loin.
Les fleurs sont en plastic.
La mère de Dieu est en bois.
Les fleurs sont en plastic.
La mère de Dieu sourit.
Il faut y aller avant qu’il fasse nuit.
Allons-y.
L’eau bénite gèle aussi.
L’eau gèle.
Nous devons y aller aussi.
On continue.
On devrait toujours avoir de l’eau quelque part.
J’ai toujours de l’eau avec.
Je peux boire une goutte de ton eau ?
L’eau, s’il vous plaît !
Ils n’ont pas emmené d’eau.
L’eau bénite est gelée.
Nous avons bu quelque chose sur notre terrasse.
Qui porte l’eau ?
Vous n’avez pas d’eau avec vous ?
Ils n’ont pas pris d’eau avec.
Nous avons oublié l’eau.
Vous avez oublié l’eau.
Nous avons posé l’eau sur la table.
Nous posons toujours la bouteille d’eau sur la table.
Nous buvons énormément d’eau.
Chez nous, il y a toujours une bouteille d’eau sur la table.
J’adore l’eau.
Nous buvons volontiers de l’eau.
J’ai aussi bu de l’eau en haut.
Il n’y a rien de meilleur que l’eau.
Elle vient, cette eau ?
Demain, pense donc à emmener de l’eau.
Il aurait pu emmener aussi de l’eau.
Tout le monde peut prendre de l’eau.
Nous prenons toujours notre propre eau avec.
Avec des enfants, on est tout simplement obligé d’avoir de l’eau à proximité.
Si on part sans eau.
Je suis complètement déshydraté.
C’est de nouveau l’eau sur son moulin.
Je prends toujours de l’eau avec.
L’essentiel est d’avoir de l’eau.
Nous n’avons pas d’eau.
Quelqu’un a oublié notre eau.
Quelqu’un aurait dû se préoccuper de l’eau.
Demain, je prends de l’eau.
Je m’occuperai de l’eau demain.
Demain, c’est lui qui s’occupe de l’eau.
Je m’occuperai des œufs du petit-déjeuner.
Un s’occupe de l’eau.
Un s’occupe des œufs.
Je veillerai à ce que nous ayons une belle table.
Tu as laissé tomber quelque chose.
Sur la nouvelle véranda.
Ensuite nous aurons un bon petit-déjeuner.
Et puis nous savourerons tous un bon petit-déjeuner.
Je me réjouis déjà du pain valaisan.
Je me réjouis déjà de la confiture de coings maison.
C’est un bon moment le petit-déjeuner.
Je me réjouis de la surprise.
Il y a du bon lait ici.
L’année passée, il y avait du très bon lait.
Demain je boirai volontiers un café au lait.
Un café au lait avec un peu de sucre.
Tu aimes le café au lait avec du sucre.
Du lait frais.
On voit les montagnes.
Ici il y a du lait frais.
On voit encore la pointe du Cervin.
Demain on continue.
Demain on verra tout autrement.
Demain.
Demain est un autre jour.
Demain nous savourerons proprement Zermatt.
Demain nous nous installons vraiment.
Je me réjouis déjà du pain valaisan.
Mais maintenant je dois aller dormir.
Vous avez aussi l’air bien fatigué.
C’était une grosse journée.
Alors bonne nuit.
Bonne nuit.
Reposez-vous bien.
Les enfants dorment déjà.
Je me retire.
C’était une belle journée.
A Zermatt on se sent tout de suite chez soi.
Cela valait le coup.
Et comment que ça valait le coup.
Dommage que Pierre-André ne fasse pas signe.
Zermatt vaut toujours le déplacement.
Alors bonne nuit.
Dormez bien.
A demain.
A demain ! Demain !
Bonne nuit.
Bonne nuit.
Dormez bien.
Saluuuut.
Bonne nuit à tous.
Bonne nuit !

6. Le temps des ruptures

Bonjour.
Bonjour.
Bien le bonjour.
Bonjour.
Jour.
Jour.
Jour.
Hello.
Bonjour à tous.
Tout le monde a bien dormi ?
Bonjour.
Jour.
Je suis déjà debout.
Bonjour, hello.
J’ai superbement bien dormi.
Elle est encore sous la douche.
Bonjour, alors, déjà plein d’entrain ?
C’est bien de se retrouver.
Vous êtes tous debout.
C’est bien que vous soyez tous là.
C’est bien qu’il fasse beau.
Tout est en ordre à la maison.
Pierre-André est là ?
Oui, hello.
Alors, bien dormi ?
Nous avons tous très bien dormi.
Comme toujours à Zermatt.
Ici je dors comme un loir, tout simplement.
On ne dort pas comme ça partout.
Personnellement, je dors bien partout.
Ici on dort, tout simplement.
Elle ne dort nulle part aussi bien qu’ici.
Déjà l’année passée, j’avais bien dormi.
Il y avait du foehn, l’année passée.
Il n’y a pas de foehn à Zermatt.
Ce n’était pas le foehn l’année passée ?
Je crois bien que c’était le foehn.
Je ne peux pas dormir quand il y a du foehn.
Du foehn, à Zermatt !
Vous dormez bien, vous.
Il n’y a pas de foehn à Zermatt.
Soyez heureux de bien dormir.
Un bon sommeil est important.
Nous dormons bien.
Nous dormons bien aussi avec le foehn.
Je dors toujours bien.
Je dois avoir dormi.
Elle dort mieux qu’avant.
J’ai toujours bien dormi.
Je n’ai pas de problèmes de sommeil.
C’est une chance de bien dormir.
Je dors comme un bébé.
Tu peux dormir.
Ici je peux dormir.
J’écoute les montagnes devant la fenêtre.
Elle écoute les montagnes.
Moi j’ai fermé ma fenêtre.
L’année passée nous avons aussi très bien dormi.
Vous.
Nous nous sommes occupés de la surprise.
On voit déjà les montagnes.
Une bonne chose que la nouvelle véranda soit finie.
La vue.
Je dors peu, tout simplement.
Si tôt.
La vue sur les montagnes.
Nos montagnes.
Le Cervin est magnifique.
Une montagne.
Le Cervin.
Ce n’est pas le Cervin.
Si tôt.
Non, pas beaucoup.
Pierre-André sera certainement des nôtres.
Qui veut un œuf ?
Qui ne veut pas d’œuf ?
Tu veux un œuf ?
On ne voit pas le Cervin de Zermatt.
Mon œuf seulement 3 minutes s’il te plaît.
Mon œuf aussi pas tout à fait dur s’il te plaît.
Ils ne veulent pas de nouveau des oeufs trop cuits.
Quelqu’un voudrait encore un œuf.
Les enfants sont déjà debout.
Je mangeais volontiers des œufs autrefois.
Je prendrais volontiers un œuf moi aussi.
Tu sais que je ne mange plus tout d’œufs.
Oh, quand ai-je mangé mon dernier œuf ?
Depuis qu’il ne mange plus d’œufs.
Ils mangent volontiers des œufs.
Je prendrais aussi encore un œuf, s’il te plaît.
Mon œuf seulement deux minutes et demie !
J’ai besoin de mon œuf le matin.
Autrefois je mangeais aussi des œufs.
Les œufs me donnent la nausée à moi.
Ma tante ne mange pas d’œufs non plus.
Non, je ne veux pas d’œufs.
Elle veut un œuf ?
Il ne mange pas d’œufs.
Elle a dit qu’elle ne voulait pas d’œuf.
J’ai déjà dit hier que je ne voulais pas d’œuf.
Moi j’adore les œufs.
Il prend deux œufs.
Quelqu’un veut encore un œuf à la coque?
Cinq œufs à la coque.
Six, sept, œufs à la coque.
Sept œufs à la coque.
Et les œufs au plat ?
Combien d’œufs au plat ?
Maintenant, les œufs au plat.
Des amateurs pour  les œufs au plat ?
Les œufs au plat.
Je préfèrerais un œuf mollet.
Je ne mange des œufs au plat qu’ici.
Je peux avoir encore un petit pain ?
Je mange aussi volontiers des œufs au plat.
De moi tu peux tout avoir.
L’année passée je mangeais encore des œufs au plat.
Moi c’est simple, je ne prends jamais d’œufs au plat au petit-déjeuner.
Vous ne mangez pas d’oeufs au plat au petit-déjeuner.
Tu ne mange pas d’œufs ?
Elle ne lui parle plus.
Je ne mange pas d’œufs au plat.
Ils ne mangent absolument pas d’œufs au plat.
Il y a des gens qui ne mangent pas d’œufs du tout.
Des œufs au plat.
Il y a des gens qui ne mangent pas d’œufs du tout.
Nous ne mangeons pas tant d’œufs, au fond.
Un œuf mollet, au petit-déjeuner.
Je n’ai plus de petit pain.
Il n’y a plus de petits pains.
Les petits pains ont été liquidés.
Le pain valaisan est bon.
Il nous faut commander des petits pains.
Qui s’occupe de commander les petits pains ?
J’ai faim.
J’ai toujours  un appétit insensé le matin.
Je pourrais tous les jours petit-déjeuner comme ça.
Je prends le temps de petit-déjeuner.
Vous petit-déjeunez ensemble avant qu’il s’en aille.
Je lui fais son petit-déjeuner.
Voici des petits pains.
Hier nous étions sur notre terrasse.
Le café s’il vous plaît.
Qui veut du café ?
Du lait chaud.
Est-ce que je peux avoir aussi un petit pain.
Elle voudrait aussi avoir encore un petit pain.
Qui veut encore quelque chose ?
Je ne veux pas de pain au sésame.
J’adore ces petits pains.
Il ne les aime pas.
Il y a de meilleurs petits pains.
On en a déjà mangé de meilleurs.
Il y a certains petits pains que je ne peux pas manger.
Ils ont déjà mangé de meilleurs petits pains.
Les petits pains ne sont pas mauvais.
Nous sommes maintenant au petit-déjeuner.
Nous avons bien dormi.
Nous sommes arrivés hier.
Nous sommes à Zermatt.
Nous rentrons aujourd’hui.
Demain c’est un autre jour.
Nous rentrons tous aujourd’hui.
Et le beurre ?
Ils sont à Zermatt en train de prendre le petit-déjeuner.
Les œufs.
Les œufs mollets.
Les œufs au plat.
Des amateurs pour les œufs au plat ?
Mes œufs.
Tes œufs.
Son œuf.
Mon œuf au plat.
Encore une fois œuf au plat.
Bon appétit.
Ca sonne.
Je ne sais pas où ça sonne.
Pas chez moi.
Mais j’ai dit deux minutes et demie.
Il a un œuf dur.
Si je demande un œuf.
Il a commandé un œuf mollet.
Le beurre !
Nous en sommes aux œufs.
Un petit pain au lait s’il vous plaît.
Le pain valaisan s’il vous plaît.
Bon appétit.
Bon appétit.
J’ai adoré.
C’est rare que j’apprécie autant le petit-déjeuner.
Cela nous a donné faim.
On a bien petit-déjeuné.
Il est derrière nous maintenant.
Nous préférons prendre le petit-déjeuner  de bonne heure.
A la maison je ne prends jamais de petit-déjeuner.
Nous avons petit-déjeuné.
Nous avons mangé des œufs.
Du beurre.
Nous avons bavardé.
On est en train de bavarder.
Fais-lui un coucou.
Fais-lui coucou.
Nous sommes encore au petit-déjeuner.
Nous venons de finir de petit-déjeuner.
Tu en est encore au petit-déjeuner.
J’ai encore mon café à finir.
Je vous dis à tout à l’heure.
On vous attend?
On reprend un café ?
On y va déjà.
Ils ont encore leur café.
Je suis dans la chambre.
Elle est dans sa chambre.
Je suis dans la baignoire.
Elle est dans la baignoire.
Je me sèche vite.
Elle vient de se doucher.
Il n’a pas fini son café.
Il mange encore.
Il dort encore.
Pierre-André semble être en route.
Nous avons pris un excellent petit-déjeuner.
Ici le petit déjeuner a toujours été sensationnel.
Ici le petit-déjeuner est toujours fantastique.
La nouvelle véranda est très réussie.
C’est bien qu’ils aient fait ça.
L’année passée c’était tout à fait autrement.
Je me lève maintenant.
On se lève maintenant.





7. Le temps de l’effondrement

La vue est splendide.
C’est bien, d’être assis de nouveau ici.
Restons assis encore un peu.
On attend les autres.
On attend la surprise.
Je m’assieds ici.
Pierre-André vient-il ?
Jean-Jacques est arrivé hier soir.
Jean-Jacques a encore roulé trop vite.
Jean-Jacques roule toujours trop vite.
Jean-Jacques n’a pas encore montré le bout de son nez.
Jean-Jacques dort comme un loir.
Moi aussi j’aurais bien  dormi comme un loir.
Moi j’ai dormi comme une souche.
Tu dors toujours bien, toi.
Je voudrais bien dormir comme une souche moi aussi.
Les enfants ont dormi longtemps ce matin.
Il est trop tard pour le  petit-déjeuner.
Nous en avons déjà parlé.
Nous en avons souvent parlé.
Là-dessus, nous ne serons jamais d’accord.
Mais tu l’as dit aussi.
Je n’ai rien dit.
Nous pouvions prendre le petit-déjeuner plus tôt.
Je ne voudrais pas prendre mon petit-déjeuner beaucoup plus tôt.
Autrefois nous prenions le petit-déjeuner plus tôt.
Inutile de parler encore une fois de cela.
On en a bien assez parlé comme ça.
Nous en avons souvent parlé.
Nous en avons parlé encore une fois.
Tu en as parlé aussi?
Nous n’en avons jamais parlé.
Vous ne vouliez pas en parler.
Nous en avons parlé.
Je ne voudrais plus en parler.
Tout le monde en a parlé.
Naturellement ils en ont reparlé.
Je voudrais bien voir encore une fois le petit-déjeuner sur la table.
Je ne dis plus rien.
Pierre-André ne vient pas.
Il semble que Pierre-André ne vienne pas.
C’est dommage que Pierre-André ne vienne pas.
J’aurais bien revu Pierre-André, moi.
On avait envie d’avoir Pierre-André parmi nous.
Ca sonne.
C’est pas moi.
On est allé chercher le fromage.
Je suis encore vite allé au magasin.
Je suis encore vite allé à la fromagerie.
Nous prenons du fromage.
Et du pain.
Et quelque chose pour les enfants.
Je veux aussi prendre encore du fromage.
Il voudrait qu’on remette le petit-déjeuner sur la table.
Pierre-André n’était donc pas en route.
Pierre-André n’est jamais parti.
Moi, je m’assieds ici.
Si j’avais su que Pierre-André ne viendrait pas.
Maintenant asseyons nous là.
Ils attendent.
Ils s’étaient réjouis de la venue de Pierre-André.
Je me suis réjouis de sa venue.
Je n’ai pas revu Pierre-André depuis l’année passée.
Si j’avais su que Pierre-André ne viendrait pas.
Si j’avais su qu’il ne viendrait pas.
Maintenant elle est assise.
Je savais que c’était à cause de Pierre-André.
Je l’ai vu venir.
On savait que Pierre-André ne viendrait pas.
Il n’a pas bougé?
Oui, je suis là.
On avait déjà Elvira qui s’est désistée.
Pierre-André était là l’an dernier.
Pierre-André n’était pas encore marié l’année passée.
Il ne m’a pas manqué, à moi.
Pierre-André est venu chaque année.
Pierre-André est des nôtres depuis longtemps.
Pierre-André a toujours été parmi nous.
On y va.
On y va?
Moi je n’ai pas eu l’occasion de parler à Pierre-André l’année passée.
Il est temps  de partir.
L’an dernier aussi on était en avance.
Le temps file.
J’attache encore mes chaussures.
On y va ?
Je prends mon appareil photo.
Il faut que quelqu’un donne le signe du départ.
Je vais chercher mon appareil.
Je viens avec.
A tout de suite.
Vous vous êtes mis de la crème solaire ?
On s’est crémé.
Coucou, je suis là.
Je mets mes nouveaux gants.
Je ferme ma veste jusque tout en haut.
J’ai mis mes nouvelles chaussures.
Il faut s’habiller chaudement aujourd’hui.
Mais je voulais vous demander.
Je voulais poser la même question.
Je n’ai pas oublié la protection solaire.
Je n’ai pas compris non plus.
Personne de nous n’a compris.
Je ne comprends pas.
Tu ne comprends pas.
Je ne comprends pas.
Ca, tu ne comprends pas.
Elle ne comprend pas.
Tu ne veux pas comprendre.
Nous avons le temps.
Nous sommes à Zermatt.
Primo : on est le matin.
Deusio : on est déjà le deuxième jour.
Tertio : les journées ne sont pas plus longues à Zermatt qu’ailleurs.
On ne pourra revoir nos coins que si on part maintenant.
Pensons à demain!
C’est dur pour nous tous, présentement.
Le chef devrait être avec nous.
Tout un dimanche sans décompresser.
Il a aussi besoin de tranquillité.
On connaît ça.
On sait le fardeau qu’il a sur les épaules.
On y va.
On se tire.
Nous visitons nos coins.
On se taille.